Charente-Maritime
La marée abreuve la multitude de chenaux des marais qui, depuis le Néolithique, ont permis la vie au sens large du terme. Implantations humaines et sites à sel gaulois, villa galloromaines ont cédé la place
dès le Haut Moyen-Age à une exploitation plus raisonnée de cette zone par l’intermédiaire de moulins à
marée, de fossés à poissons et de marais salants, protégés par tout un système de taillées (digues)
qui ont façonné le paysage. L’ostréiculture a pris le relais au XIXe siècle de ce qui était le grenier à sel de la France et d’une partie de l’Europe. Chenaux et étiers bordés de cabanes badigeonnées de
coaltar ou de peintures vives, damiers de claires qui se reflètent dans un ciel qui s’y noie, chevelu de petits ruissons qui font boire le marais par tout un système de varagnes (vannes) et imprègnent les prés salés où paissent vaches et chevaux… Voilà le paysage particulier et amphibie que le promeneur
découvre.



